• Imaginons que j'ai un élève pour qui la maternelle avait demandé le maintien en GS.

    Il dénombre jusque 2, la comptine est stable jusque 3... Il connaît à peu près ses lettres mais n'entend pas les sons, ne comprend pas, et il a lé niveau d'un début MS en difficulté.. Mais le père s'est opposé au maintien:

    "MR est venu en France pour faire de grandes études après le bac. Il faut lui donner sa chance en CP."

    Il a une AVS 12 heures/semaine... Il n'a pas trouvé de place dans un SESSAD (structure médicale qui intervient dans l'école, sur le temps scolaire, quand le cas de l'enfant est lourd, pour éviter les allers-retours des parents chez divers spécialistes) mais lorsque la directrice de maternelle a appelé les SESSAD, aucune demande n'avait été faite pour cet enfant.

    La commission d'appel l'a fait passer en CP.

    Oui oui oui, il faut continuer d'espérer

     

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  • Imaginons une maman qui accompagne son enfant  Fiston-chéri-d'amour-merveille-de-la-nature, en classe le matin, toujours "un peu en retard" genre 5 minutes après le début des cours, minimum... et jamais le samedi...

    Imaginons qu'au moment d'arriver, l'enseignant soit en train de dire aux élèves "taisez-vous et faites l'exercice écrit au tableau"...

    Imaginons que la mère interpelle l'enseignant le soir, pour lui reprocher de ne pas avoir accueilli SOn enfant avec bienveillance le matin même.

    Imaginons que l'enseignant rappelle que passée une certaine heure, il y a retard, qui s'ajoute aux absences du samedi matin... que la mère rétorque que l'école n'est pas obligatoire, que c'est l'instruction qui l'est...

    Imaginons que l'enseignant finisse par répondre que "si vous n'êtes pas contente, ne le mettez pas à l'école"...

    Imaginons que ça se termine par un courrier au directeur avec information que la lettre sera transmise au DASEN (Directeur Académique des Services de l'Education Nationale, un cran au dessus de l'Inspecteur...)

    Étant donné que l'enfant (très gentil par ailleurs) ne soit pas dans son école de secteur, parce que la mère aurait fait des histoires dans son école... Vous croyez qu'on peut imaginer qu'il lui soit consillé de retourner dans son école?


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  • Imaginons un enfant, Fifille-chérie-d'amour-merveille-de-la-nature, qui a été testée par la psychoogue scolaire, qui a détecté une déficience.

    Imaginons l'enseignant qui organise avec le directeur une équipe éducative et aborde l'idée d'un maintien de Fifille-chérie-d'amour-merveille-de-la-nature , parce que, entre autres, elle ne sait pas encore lire et comprendre les nombres au dessus de 70, en CE2. (Domaine des milliers, en principe, pour vous donner une idée)

    Imaginons que la mère (séparée du père, le père n'étant pas venu) accepte le maintien.

    Imaginons que la fiche navette propose le maintien en CE2, et que les parents, au moment de signer, refusent...

    Imaginons que l'orthophonie réclamée depuis le CP ne soit toujours pas mise en place...

    Imaginons que le directeur apprenne dans une discussion informelle, avec des collègues, que l'école d'à côté va accueillir un enfant du même prénom que Fifille-chérie-d'amour-merveille-de-la-nature... en CE1!

     


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  • Recevoir un mot d'une page et demie dans le cahier de liaison, pour demander que Fiston-chéri-d'amour-merveille-de-la-nature change de place, parce que là où il est, il a trop de remarques ... parce qu'il se retourne... Fait!

    Ah oui, on parle de Fiston-chéri-d'amour-merveille-de-la-nature dont la mère (séparée du père) était venue me parler pendant 45 minutes parce que Fiston-chéri-d'amour-merveille-de-la-nature avait décidé de se placer au fond de la classe, à une place isolée, et que du coup, il s'isolait...

     

    Ce qui est bien, c'est que je peux imaginer une anecdote chaque jour, au mois de juin...


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  • Imaginons une enseignante, qui a réussi à se mettre en arrêt UNE SEMAINE, parce qu'elle déprime... parce qu'elle n'a pas obtenu un autre poste au mouvement. Sachant qu'elle est titulaire de son poste actuel...

    Le mouvement, c'est

    - Ceux qui n'ont pas de poste fixe font des vœux sur des écoles, des zones géographiques...

    - Ceux qui veulent changer d'école font des vœux sur des écoles, et si ils n'ont pas ce qu'ils ont demandé, restent sur l'école actuelle. Sachant qu'il faut actuellement de 12 à 15 ans d'ancienneté pour obtenir un poste fixe à temps plein dans une école de la métropole. Environ.

    Moi, il y a 25 ans, il m'avait fallu deux ans. Parce que la première année, tu ne peux pas être titulaire. Mais la deuxième année, oui. Et j'avais demandé la campagne, pas la grande ville.


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  • Imaginons une collègue, remplaçante, qui reçoit un appel de l'Inspecteur...

    - Bonjour Madame X, je vous appelle car j'ai un remplacement d'une semaine à vous proposer, fin juin... Il s'agit d'une semaine de classe transplantée.

    (C'est à dire une semaine de classe verte, bleue, blanche, bref l'enseignant part 5 jours avec les gamins... que dans ce cas, elle ne connaît pas, qu'elle n'a jamais vus...)

    - Ah mais ce n'est pas possible, monsieur l'Inspecteur, j'ai deux enfants de 2 et 4 ans et mon mari est en déplacements toute la semaine, je ne peux pas m'absenter une semaine.

    - Vous savez que j'ai les moyens de vous y obliger, avec un ordre de mission...

    - Oui, monsieur l'Inspecteur, mais je ne peux pas plus m'absenter parce que je ne peux pas laisser deux enfants de 2 et 4 ans seuls à la maison. Par contre je peux prendre la classe d'un enseignant de l'école qui partira avec les élèves de sa collègue...

    - C'est ce que j'ai proposé à l'école en question, mais ils ont tous refusé. Je les soupçonne un peu de mauvaise-foi...

     

    Un peu seulement?

     


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  • Imaginons...  un petit enfant qui n'a pas vu sa mère depuis 10 mois. Elle est partie, ne donne pas de nouvelles, n'est pas joignable. Imaginons que la maîtresse ait essayé de convaincre le père d'emmener l'enfant chez le psy, histoire de mettre des mots sur les maux...

    Imaginons la mère qui se présente, mi mai, comme une fleur, tenant le petit garçon par la main et de mande si l'enfant "ça va, à l'école?"

    Non, ça ne va pas, mais on ne va pas en parler dans le couloir. Si vous voulez, on peut se rencontrer ce soir? OK. Le soir, la mère a récupéré son enfant, sans que la maîtresse le voie, et a gentiment posé un lapin à la maîtresse.

    Imaginons que l'enfant n'ait pas très envie de faire le cadeau de fête des mères, et rechigne à écrire des petits mots doux... La maîtresse attend d'être seule avec l'enfant et demande si ça va, si maman est revenue à la maison.

    Maman est un petit peu revenue, puis papa et maman se sont un petit peu disputés, puis papa a un petit peu appelé la police, puis la situation s'est un petit peu réglée, et maman est un petit peu partie.

    Ah ben c'est sur que l'enfant a seulement un petit peu envie de faire le cadeau de fête des mères!

     

     


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  • Quel est l'outil le plus important que l'on peut trouver dans une salle des maîtres? (A part la photocopieuse, qui est hors classe)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Moi je dis que c'est une école sympa! Bien en évidence, au tableau d'honneur, contre un mur...

    Imaginons...

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  • Vous vous souvenez de mon imagination débordante?

    Je continue dans mon imaginaire... Imaginons que le père soit allé de suite voir la directrice, qui était (un pur hasard) au bureau avec l'enseignante des deux enfants.

    Imaginons qu'elle aurait dit que mme la maîtresse avait toute légitimité pour intervenir et qu'en aucun cas un parent n'avait à régler les problèmes (extérieurs, qui plus est) dans l'école sans passer par un enseignant...

    Clair, net, sans bavure. Le père n'est pas revenu le lendemain.


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  • Imaginons qu'une instit voie une gamine se faire vertement enguirlander avec force cris dans la cour d'école, par un papa qui n'est pas le père de la gamine... L'instit le sait, elle a eu les deux gamins dans sa classe il y a quelques années. D'ailleurs, ce papa là, à l'époque, elle ne le voyait jamais, seulement la mère.

    Donc imaginons que ce papa interdise à la fille de jouer avec son fils, parce qu'elle lui apprend des gros mots, parce que c'est une fille... L'instit a été d'ailleurs stupéfaite de constater que la gamine avait rabattu son caquet, elle qui est d'une arrogance et d'une insolence insupportables avec les adultes, animateurs de cantine, comme les enseignants. L'enseignante intervient, puisque ça se passe dans la cour de l'école, à 2 mètres d'elle.

    Le père indique que ça s'est passé en dehors de l'école. Très bien, donc vous réglez ce problème en dehors de l'école, avec les parents de l'élève, mais pas dans l'école, ni avec l'enfant.

    Imaginons que le père réponde que toi tu as eu mon fils il y a 3 ans, donc c'est fini, je refuse de te parler... Très bien, donc soit vous sortez, soit vous allez voir la directrice, mais en attendant vous laissez cette fille.

    Mais c'est à cause d'elle qu'il apprend des gros mots... Oh, non, le connaissant, il n'a pas eu besoin d'elle... Mais c'est à cause de toi si il est faux maintenant...

    A ce moment, l'instit a un souvenir ému pour les pénis que le garçon de 7 ans dessinait sur la buée des vitres du bus, il y a 3 ans... (d'ailleurs l'anecdote imaginée doit trainer sur le blog)...

    Le papa est parti râler près de la directrice, l'instit qui avait demandé à la fille de ne pas repartir tout de suite et d'attendre un peu, l'a raccompagnée jusque devant chez elle... et a prévenu l'enseignante actuelle des deux loustics, et la directrice, par texto.

    Le papa est convoqué demain.

    L'instit actuelle a rappelé les pages de dictionnaire que le gentil garçon se fait un plaisir de montrer en classe en gloussant, et qu'elle a déjà rencontré le père pour les problèmes de comportement du gentil garçon.

    Et l'instit (qui a tout imaginé) est bien contente de ne plus être directrice!

     

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